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 la grammaire(1)

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ashkil



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Date d'inscription : 15/09/2011

MessageSujet: la grammaire(1)   Jeu 22 Sep - 0:42

Introduction

Il faut distinguer la grammaire descriptive de la grammaire normative. La première se donne pour objectif de décrire et d'analyser les structures et particularités de la langue française d'un point de vue linguistique. La grammaire descriptive du français a de nos jours nettement profité du développement de la linguistique contemporaine, que ce soit dans le domaine de la grammaire textuelle, de la pragmatique ou de la sémantique, renouvelant et affinant ainsi notre compréhension des mécanismes du français.

La grammaire normative a, en revanche, pour objet les règles du parler « correct ». Il est en effet important aux yeux de beaucoup de bien connaître les règles de grammaire qui gouvernent ces changements pour s'exprimer correctement, tant oralement qu'à l'écrit. Cette grammaire n'a pas de fin scientifique, mais a seulement pour but de dire « comment il faut s'exprimer ».

Bien que la grammaire descriptive relève de la linguistique, il faut la distinguer de la linguistique générale qui a pour objet les phénomènes linguistiques présents dans différentes langues alors que la grammaire du français relève de la linguistique appliquée, c'est-à-dire de l'étude d'une langue particulière.


les parties du discours

Par parties du discours, on entend l'ensemble des classes de mots qui composent une langue. Deux mots appartiennent à la même classe lorsqu'ils peuvent être remplacés l'un par l'autre dans une phrase sans que la phrase ne cesse d'être correcte. La grammaire française distingue neuf classes de mots, les noms, les pronoms, les adjectifs, les articles et les verbes, et quatre invariables: les adverbes, les prépositions, les conjonctions (de coordination et de subordination) et les interjections.

Les différentes classes de mots peuvent être étudiées sous l'aspect de leur morphologie (leurs variations ou flexions), de leur syntaxe et de leur sémantique.

Le nom


Les particularités morphologiques du nom en français : il est variable en nombre (on peut le mettre au singulier et au pluriel), mais souvent invariable en genre (il varie dans des cas comme boulanger/boulangère, musicien/musicienne).

Il désigne un être, une entité ou une notion abstraite dans le cas du nom commun ou un être vivant, un endroit, etc. dans le cas du nom propre. « Table », « voiture » ou « liberté » sont des exemples de noms communs, tandis que « Marie-Antoinette », « Paul » ou « Berlin » sont des exemples de noms propres.

Il peut avoir les fonctions syntaxiques suivantes dans la phrase : sujet, complément d'objet direct, complément d'objet indirect, apposition, attribut du sujet.

Le pronom

Il est variable en genre (masculin ou féminin), en nombre (singulier ou pluriel), et parfois aussi en personne.

Il prend toujours la signification du nom ou de la phrase qu'il remplace (la référence). Cette fonction est exprimée par son nom: pronom signifiant ce qui est « pour », « mis à la place ») du nom.

Sa signification dépend aussi du contexte extralinguistique (quand le pronom est un déictique), ou du contexte textuel (selon que le pronom est un anaphorique ou un cataphorique). La signification du pronom cataphorique « celle-ci », par contre, dépend du contexte, soit du mot auquel elle se réfère.

Le verbe


Les particularités morphologiques du verbe en français : le verbe varie en personne (1re, 2e, 3e), en nombre (singulier ou pluriel), en temps (présent, futur, imparfait, passé composé, passé antérieur, plus-que-parfait, passé simple, futur antérieur, conditionnel présent, conditionnel passé), en mode (indicatif, subjonctif, infinitif, impératif, participe, gerondif) et en voix (passif, actif).

Les particularités sémantiques du verbe en français : il désigne un état (être, paraître, sembler, devenir, demeurer, rester et passer pour) ou une action (manger, boire, penser, etc.).

Les particularités syntaxiques du verbe en français : il est le nœud de la phrase. Sans lui, il n'y a pas de phrase. Il nécessite souvent des compléments (complément d’objet direct et/ou indirect). Les verbes d'état (être, demeurer, passer pour, sembler, etc.) ont la fonction de copule entre le sujet et l'attribut du sujet.

Les particularités syntaxiques du pronom sont identiques à celles du nom, que le pronom peut remplacer dans la phrase.


Les temps


Le temps permet, comme son nom l’indique, de situer l’action dans le temps. Certains temps sont absolus (présent, imparfait, passé simple, passé composé, futur) et d’autres relatifs (comme le passé antérieur, le plus-que-parfait, le futur antérieur), les premiers situant simplement le procès dans le temps alors que les seconds le situent en fonction d’autres temps.

Présent
Le présent de l’indicatif a plusieurs usages mais il permet avant tout d'indiquer que l'action a lieu au moment ou lors d'un moment contemporain de celui où le locuteur parle.

Le présent de vérité générale, par contre, désigne une vérité valable de manière générale. On le retrouve par exemple dans des proverbes comme « qui vole un œuf vole un bœuf ».

Passé simple
Le passé simple désigne une action sans rapport avec le moment présent et complètement achevée au moment où le locuteur parle. C'est un temps du récit qui a disparu de la langue parlée. Cependant, dans la narration écrite (romans, essais historiques, etc.), il reste couramment employé.

Imparfait
Les quatre valeurs principales de l'imparfait sont les suivantes:

1.L'imparfait de l'indicatif est apte à rendre compte d'un fait situé dans le passé. Il indique que l'évènement n'appartient plus / pas à l'actualité de l'énonciateur. L'imparfait présente le procès dans son déroulement, en cours d'accomplissement. « Il faisait » (imparfait) par exemple insiste sur le temps nécessaire pour réaliser une action par opposition à « il fit » (passé simple) désignant une action ponctuelle.
2.L’imparfait descriptif
3.L’imparfait historique
4.L’imparfait de répétition (aspect itératif)
Passé composé de l'indicatif actif [modifier]
Le passé composé, comme son nom l'indique, est un temps composé de deux morceaux : le verbe avoir ou être (appelé verbe auxiliaire) conjugué au présent + le participe passé du verbe.

Ainsi, au présent, le verbe manger donne :

Je mange.

et au passé composé :

J'ai mangé (le verbe avoir conjugué au présent + le participe passé du verbe manger).

L'auxiliaire employé est généralement le verbe être lorsque le verbe que l'on veut conjuguer au passé composé est un verbe de mouvement.

Exemple : je suis allé, je suis parti, je suis tombé. Dans ce cas, on accorde le participe passé avec le sujet (Il est tombé, mais elle est tombée ).

Le passé composé s'emploie pour désigner un acte qui a eu lieu dans le passé et qui, dans le passé, a été fini (J'ai mangé puis je suis parti) alors que l'imparfait désigne une action qui a été commencée dans le passé mais qui a été interrompue (Je mangeais mais mon frère est arrivé à ce moment-là).

Passé antérieur
Le passé antérieur se forme avec l'auxiliaire être ou avoir conjugué au passé simple, suivi d'un participe passé (c'est un temps composé).

Exemples :

passé simple : Il acheta des chaussures.
passé antérieur : Il eut acheté des chaussures.
Tout comme le passé simple, le passé antérieur s'utilise plutôt à l'écrit qu'à l'oral. Il sert à indiquer qu'une action s'est terminée au moment où une autre commençait contrairement au plus-que-parfait qui indique qu'il y a eu un certain temps entre les deux actions.

Exemples :

passé antérieur : Lorsqu'il eut acheté des chaussures, il essaya de trouver des bottes.
plus-que-parfait : Il avait déjà acheté des chaussures, lorsqu'il essaya de trouver des bottes.
Plus-que-parfait [modifier]
Le plus-que-parfait est un temps composé, presque comme le passé composé avec un verbe auxiliaire + le participe passé du verbe que l'on veut conjuguer. Mais l'auxiliaire n'est pas conjugué au présent ; il est à l'imparfait.

Ainsi, on obtient :

-au présent : Je mange ;
-au passé composé : J'ai mangé ;
-au plus-que-parfait : J'avais mangé.
Il est utilisé pour marquer l'antériorité d'une action par rapport à une autre.

Exemple : j'avais compris avant qu'il ne me le dise, que quelque chose s'était produit.

Futur
La grammaire française contemporaine connaît trois types de futurs : le futur simple, le futur immédiat et le futur antérieur qui comme son nom le laisse entendre peut s'appliquer à des actions passées.

Le futur simple :

Article détaillé : Futur simple.quand le verbe est du premier ou du second groupe, on reprend le verbe à l'infinitif présent en ajoutant les terminaisons suivantes : -ai, -as, -a, ons, -ez, -ont.
quand le verbe est un verbe régulier du troisième groupe :
quand il se termine en ir : procéder comme avec les premier et second groupes (exceptions : courir, mourir, venir, tenir et leurs dérivés, les verbes en oir) ;
dans les autres cas : reprendre la troisième personne de l'indicatif présent et utiliser les terminaisons : -rai, -ras, -ra, rons, -rez, -ront (exception : aller).
Le futur immédiat : Se construit avec le verbe aller conjugué au présent de l'indicatif en auxillaire et suivi du verbe principal à l'infinitif. Exprime une action dans un futur proche ou considéré comme une intention certaine :

Je vais y aller.
Je vais aller au bal ce soir.
Le futur antérieur :

Article détaillé : Futur antérieur.C'est un temps composé avec l'auxiliaire être ou avoir conjugué au futur simple suivi du verbe au participe passé.

Conditionnel présent
Le conditionnel présent est le futur du passé. Il sert surtout à former le résultat d'une condition en étant juxtaposé à cette condition écrite à l'imparfait et commençant par un si. Exemple : S'il mangeait moins, il serait en meilleure santé. Toutefois, il sert aussi à remplacer le futur dans une pensé ou un discours raporté indirect dans une narration au passé. Exemple : Il pensait, alors, qu'il deviendrait Président.




Conditionnel passé
Le conditionnel passé peut servir de futur du passé antérieur. Il sert alors à former le résultat d'une condition en étant juxtaposé à cette condition écrite au plus-que-parfait et commençant par un si. Exemple : S'il avait mangé moins, il aurait été en meilleure santé. Il peut aussi servir de futur antérieur du passé. Il sert alors à remplacer le futur antérieur dans une pensé ou un discours raporté indirect dans une narration au passé. Exemple : Il pensait, alors, qu'il serait devenu Président lorsqu'il mourrait.


Les modes

Le mode est un aspect de la forme du verbe indiquant le degré de réalité donné par le locuteur (celui qui parle) à la proposition qu'il fait.

La Grammaire française permet six modes, deux réels (l'indicatif et l'infinitif) et quatre irréels (le subjonctif. le conditionnel, l'impératif et le participe) qui permettent d'exprimer des fictions, des suppositions, des ordres, etc.

Tous les langages artificiels, tels que les mathématiques, font des propositions selon un mode réel (le plus souvent équivalent de l'infinitif), même s'ils distinguent les hypothèses des axiomes et possèdent des opérateurs indiquant des conditions. L'opposition logique disjonctive entre le vrai et le faux est différente de l'opposition modale entre réalité et fictions.

L'indicatif
Au mode indicatif, ce qui est dit est proposé comme étant un fait réel ou considéré comme tel.
Exemples :
Paul va dans la cuisine.
Je sais que Paul va dans la cuisine.
Paul venait de la cuisine.
Le subjonctif
Au mode subjonctif, ce qui est dit est proposé comme étant une fiction dont la nature est indiquée par le verbe de la proposition principale : un vœu, une supposition, un ordre, etc.
En effet, le mode subjonctif ne s'emploie que dans des phrases comportant deux propositions subordonnées l'une à l'autre par une conjonction : une proposition appelée principale (dont le verbe est en général à l'indicatif) et une proposition dite subordonnée dont le verbe est au subjonctif :
Exemple :
Je veux que Paul aille dans la cuisine.
Supposons que Paul aille dans la cuisine.
La proposition principale peut être sous-entendue.
Exemple ...)Qu'il aille dans la cuisine.
L'impératif
Au mode impératif, ce qui est dit est proposé comme une fiction dont la nature est un souhait, une volonté ou un ordre exprimé par celui qui parle.
Exemple : Va dans la cuisine !
L'impératif n'est qu'une forme particulière et abrégée du mode subjonctif dans les cas où, d'une part la proposition principale qui exprime la volition est sous-entendue, d'autre part cette volition est celle du locuteur, d'autre part enfin le discours s'adresse au sujet de la proposition subordonnée qui apparaît alors comme la proposition principale.
Exemple : Je veux (je souhaite, j'aimerais) que tu ailles dans la cuisine. est équivalent à :
Va dans la cuisine !
Le conditionnel
Au mode conditionnel, ce qui est dit est proposé comme étant soit réel, soit irréel selon qu'une condition exprimée ou sous-entendue est considérée comme vraie ou fausse.
Certains grammairiens actuels[1] rejettent l'idée que le conditionnel soit un mode.
Les deux derniers modes, appelés aussi semi-verbaux parce que le verbe n'est plus vraiment un verbe, sont employés lorsque deux propositions sont composées entre elles sans que leurs verbes aient des sujets distincts. La proposition subordonnée est alors réduite à son verbe qui prend la place d'un nom ou d'un adjectif ayant une fonction dans la proposition principale.

Lorsque le premier verbe est un verbe auxiliaire, c'est-à-dire exclusivement les verbes avoir ou être, le second verbe est au mode participe.

Exemple : Les enfants sont allés dans la cuisine.
Lorsque le premier verbe est un autre verbe, le second verbe est au mode infinitif. Comme le premier verbe est très souvent un verbe semi-auxiliaire (vouloir, devoir, pouvoir, etc.), ou un verbe d'état (paraître, sembler, devenir, demeurer, rester), on considère que l'infinitif est, comme le subjonctif, un mode irréel.

Exemples :
Les enfants veulent aller dans la cuisine. est la contraction de :
Les enfants veulent que eux aillent dans la cuisine.
L'infinitif
Au mode infinitif, le verbe est assimilé à un nom qui cesse d'avoir le même sujet que le premier verbe pour jouer la fonction de complément d'objet direct de celui-ci dans la première proposition.
Exemples : Les enfants veulent (eux) aller dans la cuisine.
Les enfants pensent à partir dans la cuisine.
Bien que substantivé, le verbe au mode infinitif reste invariable et continue à exprimer la réalité d'une action avec des compléments, ici un complément circonstanciel de lieu.
Le participe
Au mode participe, le verbe est assimilé à un adjectif et joue la fonction d'attribut du sujet dans la première proposition.



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